« TikTok-isation des usages numériques en temps de pandémie confinée ou Tik Tok comme algo-ritournelle »

Le 17 avril 2021, j’ai eu le plaisir d’être invitée au séminaire « Médiamorphoses » du laboratoire GRIPIC/Celsa, animé par Pauline Escande et Valérie-Jeanne Perrier.
L’occasion de développer une étude de corpus de contenus publiés sur l’application Tik Tok durant la pandémie liée à la Covid-19 en regard de la problématique d’une « algo-ritournelle » inspirée par les philosophes Gilles Deleuze et Felix Guattari et par l’esthétique pragmatiste de John Dewey à Richard Shusterman.

Les principaux points développés dans cette conférence sont les suivants :

■Parmi la panoplie des applications pour smartphone qui se sont succédées depuis l’apparition de ce contenu typique de la culture mobile (Allard, 2010), je propose un point d’étape au sujet d’une application, qui parcoure les années 2014-2020 et aura vu la popularité de ses usages s’accroître notoirement au moment de l’épisode de confinement du printemps 2020 en France ou du couvre-feu automnal.

■Formulation de l’hypothèse du smartphone comme « caméra-stylo »  et « mobtextes » pour cerner les boucles audio-vidéo produites et vues via l’application TikTok.

■Les propriétés formelles conditionnées par les fonctionnalités de l’application favorisent des usages mimétiques orchestrés également par l’algorithme et les critères d’éditorialisation.

■A la façon d’une ritournelle suivant la définition qu’en donnent Gilles Deleuze et Felix Guattari dans Milles Plateaux (1980), la boucle TikTok popularise musiques et danses mais désormais aussi des slogans et des causes.

■ Observer une politisation des usages de cette application dans le contexte de la pandémie lui également a conféré le statut d’une scène où se performe un certain agir protestataire contemporain de corps à chœurs comme l’éclairage par l’esthétique pragmatique le suggère.

■Méthodologie d’analyse de corpus : délimitation d’un corpus autour des mots-clés liés à #confinement et #BLM du 17 mars 2020 au 6 décembre 2020 (avec actualisation partielle au 16/03/2021), entretiens avec la direction communication TikTok France et des créateurs, commentaire qualitatif autour d’un sondage YouGov (novembre 2020).

Bon visionnement à vous !

« Tout ce que vous avez voulu savoir sur les NFT’s et le CryptoArt : techniques, usages, écologies », 7 avril 2021, 18h 20h30

 

 

« I’m a coin coin  »

Albertine Meunier . 2020

Ce webinaire a vocation de présenter à un public curieux l’état des lieux technologiques et artistiques – avec un focus sur les problématiques écologiques – de la rencontre entre les cryptomonnaies et les mondes de l’art, du design et de la culture.

Depuis quelques mois, l’une des technologies développées autour des cryptomonnaies, le NFT ou Non-Fungible Token fait couler beaucoup d’encre et donne lieu à de nombreuses narrations plus ou moins justes. Les spectaculaires ventes de Everydays : the first 5000 days de l’artiste Beeple chez Christies pour 69 millions de dollars ou du premier tweet du co-fondateur de Twitter, Jack Dorsey pour 2,9 milliards … inspirent nombre de commentaires enthousiastes ou dénonciateurs.

 Pour certain.es, la technologie du NFT permet de rendre unique une œuvre numérique et redonne la possibilité aux artistes de pouvoir recevoir une juste rémunération en milieu numérique tant d’années après Napster et le P2P.

Pour d’autres, ce ne sont pas seulement les usages spéculatifs du CryptoArt qu’il s’agit de dénoncer mais le coût environnemental du NFT adossé à des blockchains dont la sécurisation des transactions suppose des calculs à forte demande énergétique et menace la nécessaire sobriété numérique.

Entre éloge de la propriété artistique retrouvée ou alarme sur le catastrophique impact écologique de cette technologie, il peut sembler opportun de poser à la fois des définitions précises, de clarifier certaines idées fausses et de rendre compte des initiatives  – venant tant du côté des artistes que des praticiens des cryptomonnaies, pour mieux faire comprendre les enjeux, les opportunités mais également les limites du principe de la « tokenisation » des œuvres d’art et des créations culturelles.

Afin de développer les termes pluriels d’un débat qui se cristallise autour des problématiques (ré-)ouvertes par la dite révolution numérique (art, monnaie, climat), le webinaire associera des artistes, des expert.es en cryptomonnaies et des chercheur.es qui présenteront leurs perspectives au sujet de ce fait technique et culturel complexe et pourront répondre aux questions des participant.es.

Avec Albertine Meunier (artiste, curatrice de l’exposition « De la Tulipe à la Crypto Marguerite ») ; Adrian Sauzade (expert praticien en cryptomonnaies) ; Gauthier Roussilhe (designer, auteur notamment du rapport « Que peut le numérique pour la transition écologique ») ; Serge Hoffman (artiste, collectionneur et professeur responsable du département des Arts numériques à La Cambre, Bruxelles) ; Sébastien Gouspillou (CEO de Bigblock DC, Bitcoin mining) ;et sous réserve Clément Renaud (chercheur, auteur de “Realtime : Making Digital China”) et Maël Rolland (doctorant, EHESS, thèse d’économie en cours au sujet des cryptomonnaies).
Débat animé et proposé par Laurence Allard, maîtresse de conférences, sciences de la communication, IRCAV-Université Paris-Sorbonne Nouvelle/Université de Lille.

Pour visionner le replay du webinaire :

https://univ-lille-fr.zoom.us/rec/play/iP7jJdOVTHvPnrROSyWKDDUzsNRkd0b2s56MKTNy47W_xvGfB6Is2Zfr-B9D3dXLFrWwHsBmhx7pBhN-.jO3PdbgQPr9ae_vo

Colloque Ecologies Mobiles, 11 et 12 février 2020, Maison de la recherche de Paris 3- Sorbonne Nouvelle

Crédits affiche Bea Fremderman & PAO Sorbonne Nouvelle

 Colloque gratuit et ouvert à toutes et tous, publics curieux, étudiant.es, militant.es, scientifiques, journalistes, usager.es des technologies

« Time to start talking less about the technology for preventing global warming and more about the technology we’ll need to live with it. » (MIT Technology review, juin 2019)

Pour la huitième édition du colloque international du groupe de recherche « Mobile et Création » de l’IRCAV-Paris 3-Sorbonne Nouvelle, dans un contexte environnemental sinistré et de mobilisations dans lesquelles les smartphones jouent un rôle crucial pour témoigner visuellement et relayer l’information, nous avons pour visée de mettre en avant la nature matérielle de la culture mobile.

Ce sont les aspects géologico-techno-politiques des composants, des infrastructures et des usages qui seront mis à jour et débattus. La dimension ambivalente de la culture mobile sera dépliée en insistant sur sa face plus sombre, à savoir les aspects extractifs, énergivores, polluants et nocifs. Les crises humanitaires liées à l’exploitation de terres rares nécessaires à la technologie mobile (qui s’effectuent principalement dans les pays émergents et en développement) seront également abordées. En plus de documenter les controverses et conflictualités nombreuses que la culture mobile suscite depuis des années, en adoptant la méthodologie du « contre-faire » (Allard, 2015), le colloque comprendra des ateliers de recyclages et ré-usages en tout genre des déchets mobiles dans le cadre de groupes de travail associant designers, artistes et chercheur.e.s ayant oeuvré en France, en Afrique et dans le monde.

En s’attachant à la dimension matérielle de la culture mobile, il s’agit d’enrichir l’approche communicationnelle des usages et des contenus, en s’intéressant aux aspects géo-physiques des terminaux qui le rendent possible. Ce colloque a pour ambition de contribuer à développer une « écologie mobile » inspirée en partie de l’« écologie de l’attention », comme le propose Yves Citton. Une « écologie mobile » qui ne se contente pas d’accabler « l’addictif » comme le discours médiatique nous y a habitué, mais qui s’attaque également au problème de l’extractif.

Pour ce faire, il importe de déplier les conflictualités et controverses socio-techniques qui animent la problématisation écologique de la téléphonie mobile. Les jeux d’acteurs en présence, dans le domaine des relations entre environnement et téléphonie mobile, font intervenir tout autant des chercheur.es en sciences du vivant et sciences humaines, des régulateurs des autorités administratives, des associations humanitaires ou de techno-luddites, des designers et des makers. Il nous importe également de prendre en compte ces différents mondes et leurs membres afin d’élargir le champ de compréhension des enjeux du mobile sur une planète « endommagée » (Haraway, 2016).

Le colloque a donc pour ambition de mettre à jour la face quelque peu sombre de la culture mobile. De manière à rendre compte de l’ampleur de la problématique écologique du mobile, nous souhaitons saisir ce dark mobile dans les dynamiques de la conflictualité et de la controverse, mais également les tactiques de réparation et les stratégies de régulation. Le colloque invitera des intervenants dont les approches disciplinaires ou les engagements créatifs vont apporter des éclairages situés et précis afin de contribuer, durant ces deux journées, à construire une compréhension globale et contrastée de la problématique. Les modes d’intervention ainsi que les formats de session vont être conçus afin de favoriser les débats ouverts et collectifs sur des enjeux environnementaux et humanitaires qui concernent le plus grand nombre.

Comme c’est souvent le cas dans le cadre des colloques internationaux « Mobile et Création », c’est par la voie du faire et de la créativité que nous allons également procéder, et ce afin de contribuer collectivement au développement d’une « prise en main » des possibles dénouements de la crise environnementale vers une écologie mobile au sens propre.

Ce colloque contribuera  donc  au tournant anthropocénique des études sur le numérique en s’attachant non pas seulement à la vie privée des utilisateur.es ou aux prolétaires de l’IA mais aussi aux petites mains de l’extractivisme des terres rares et les damné.s d’un système planétaire endommagé.

Le colloque aura lieu en salle Athéna à la Maison de la Recherche de Paris 3, 4 rue des irlandais, 75005 Paris

Programme provisoire amené à être complété :

Mardi 11 février 2020
8h30- 9h Café d’accueil
9h15 – Ouverture
10 h – Keynote: Alexandre Monnin (Esc Clermont-Ferrand, Origens Lab) et Diego Landivar (ESC Clermont-Ferrand/Origens Lab) : « L’obsolescence à programmer ou la dernière application mobile ? »
11h – Session 1 « Controverses, soutenabilités, régulations »
Francis Chateauraynaud (EHESS), Josquin Debaz (EHESS), François Huguet (TélécomParis), Pierre-Jean Benghozi (École Polytechnique)
13h – Pause déjeuner
14h – Session 2 : « Réparer, maintenir: les cultures de la réparation »
Nicolas Nova (HEAD, Genève) et Anaïs Bloch (HEAD, Genève), Cyprien Gay et Caroline Lemerle (Repair Café du 5ème), Nadine Benichou, A propos du « right to repair » (Mobile Caméra Club, Erwann  Fangeat (Ademe, Direction Economie Circulaire et Déchets), le collectif d’artistes Jérôme Saint Clair et Benjamin Gaulon du Internet of Dead Things Institute (IoDT).
17h- Pause goûter
18h-19h : Débat autour du numéro de la revue Multitudes « Est-il trop pour l’effondrement » avec les contributrices et contributeurs animé par Cyprien Tasset (Origens Lab).
19h- Atelier avec le Repair Café à la mairie du 5ème arrondissement
(Pour cet atelier, vous pouvez amener des objets à réparer)
Mercredi 12 février 2020
8.30- 9h – Café d’accueil
9h30 Keynote: Yves Citton (Université Paris 8): « Le problème des mauvaise herbes : coexistences conflictuelles et partage des incomplétudes »
10h30 -12h30 : Session 3: « Mobiles, crises écologique et humanitaire »
Table ronde « Mobiles, crises écologique et humanitaire » : Yasmine Abbas (Université de PennSylvanie) et DK Osere-Asare, Sara Creta (Institut of Futur journalism, Dublin), Eléonore Héllio (Kongo Astronauts), José Halloy ( Université de Paris, LIED UMR 8236).
Projection du film de Elénore Ellio, « Postcolonial Dilemna #Track4 (Remix mix) within the multidimentionnal world of Bebson Elemba », 2019
13h – Pause déjeuner
14h – Conférence participative, « Mobile et environnement, le mobile comme capteur, initiation à la captologie citoyenne (Vincent Dupuis, Sorbonne Université et Collectif Air Citizen)
16h – Atelier « Design? DIY et écologies mobiles »  avec Justine Hannequin,  Xavier Auffret & Romain Chanut.
(Pour cet atelier, vous pouvez amener vos vieux appareils et chargeurs mobiles)
17h30 : rendu des ateliers, table ronde collective : déconstruire et après  ? (défuturer, recycler, réparer, transformer…).
19h – Clôture
Une curation autour de la thématique « Ecologies mobiles » sera réalisée par la galerie Mobile Caméra Club.
Le colloque est programmé par Laurence Allard (MCF, SIC, Ircav-Paris 3) et organisé par Laurence Allard (MCF, SIC, Ircav-Paris 3), Gaby David (chercheuse Ircav-Paris 3), Roger Odin (PU émérite, Paris 3-ircav), Laurent Creton (PU, Paris 3-Ircav) avec l’aide de Clémence Allamand (docteure, Ircav-Paris 3) et Charlotte Péluchon (doctorante, Ircav-Paris 3).

Colloque International
« Ecologies Mobiles, 5-6 décembre 2019, Paris

 

« Time to start talking less about the technology for preventing global warming and more about the technology we’ll need to live with it. » (MIT Technology review, juin 2019)

 English version

Pour la huitième édition du colloque international du groupe de recherche « Mobile et Création », dans un contexte environnemental sinistré et de mobilisations dans lesquelles les smartphones jouent un rôle crucial pour témoigner visuellement et relayer l’information, nous avons pour visée de mettre en avant la nature matérielle de la culture mobile.

Ce sont les aspects géologico-techno-politiques des composants, des infrastructures et des usages qui seront mis à jour et débattus. La dimension ambivalente de la culture mobile sera dépliée en insistant sur sa face plus sombre, à savoir les aspects extractifs, énergivores, polluants et nocifs. Les crises humanitaires liées à l’exploitation de terres rares nécessaires à la technologie mobile (qui s’effectuent principalement dans les pays émergents et en développement) seront également abordées. En plus de documenter les controverses et conflictualités nombreuses que la culture mobile suscite depuis des années, en adoptant la méthodologie du « contre-faire » (Allard, 2015), le colloque comprendra des ateliers de recyclages et ré-usages en tout genre des déchets mobiles dans le cadre de groupes de travail associant designers, artistes et chercheur.e.s ayant oeuvré en France, en Afrique et dans le monde.

En s’attachant à la dimension matérielle de la culture mobile, il s’agit d’enrichir l’approche communicationnelle des usages et des contenus, en s’intéressant aux aspects géo-physiques des terminaux qui le rendent possible. Ce colloque a pour ambition de contribuer à développer une « écologie mobile » inspirée en partie de l’« écologie de l’attention », comme le propose Yves Citton. Une « écologie mobile » qui ne se contente pas d’accabler « l’addictif » comme le discours médiatique nous y a habitué, mais qui s’attaque également au problème de l’extractif.

Pour ce faire, il importe de déplier les conflictualités et controverses socio-techniques qui animent la problématisation écologique de la téléphonie mobile. Les jeux d’acteurs en présence, dans le domaine des relations entre environnement et téléphonie mobile, font intervenir tout autant des chercheur.es en sciences du vivant et sciences humaines, des régulateurs des autorités administratives, des associations humanitaires ou de techno-luddites, des designers et des makers. Il nous importe également de prendre en compte ces différents mondes et leurs membres afin d’élargir le champ de compréhension des enjeux du mobile sur une planète « endommagée » (Haraway, 2016).

Le colloque a donc pour ambition de mettre à jour la face quelque peu sombre de la culture mobile. De manière à rendre compte de l’ampleur de la problématique écologique du mobile, nous souhaitons saisir ce dark mobiledans les dynamiques de la conflictualité et de la controverse, mais également les tactiques de réparation et les stratégies de régulation. Le colloque invitera des intervenants dont les approches disciplinaires ou les engagements créatifs vont apporter des éclairages situés et précis afin de contribuer, durant ces deux journées, à construire une compréhension globale et contrastée de la problématique. Les modes d’intervention ainsi que les formats de session vont être conçus afin de favoriser les débats ouverts et collectifs sur des enjeux environnementaux et humanitaires qui concernent le plus grand nombre.

Comme c’est souvent le cas dans le cadre des colloques internationaux « Mobile et Création », c’est par la voie du faire et de la créativité que nous allons également procéder, et ce afin de contribuer collectivement au développement d’une « prise en main » des possibles dénouements de la crise environnementale vers une écologie mobile au sens propre.

Ce colloque contribuera  donc  au tournant anthropocénique des études sur le numérique en s’attachant non pas seulement à la vie privée des utilisateur.es ou aux prolétaires de l’IA mais aussi aux petites mains de l’extractivisme des terres rares et les damné.s d’un système planétaire endommagé.

Le colloque est organisé par Laurence Allard (maître de conférences, IRCAV-Paris 3/Lille), Gaby David (chercheuse, IRCAV-Paris 3), Roger Odin (Professeur émérite, Paris 3-IRCAV), Laurent Creton (Professeur des Universités, Vice-Président à la Recherche, Paris 3-IRCAV) et Charles Edgar MBanza (IRCAV-Paris 3)

Il aura lieu en salle Athéna à la Maison de la Recherche de Paris 3, 4 rue des irlandais, 75005 Paris

Le programme définitif sera bientôt communiqué ! En attendant, save the date:) La présence de Francis Chateauraynaud, Josquin Debaz, Jean-Pierre Benghozi, Nicolas Nova, Alexandre Monnin, Diego Landivar, Justine Hannequin, Cyprien Gay et Caroline du Repair Café-5ème  est déjà confirmée !

Le site du groupe de recherche « Mobile Création » (IRCAV-Paris 3) 

Mouvement des gilets jaunes et mobiles : « samedi, j’ai insurrection »

A l’invitation de  Philippe Couve, j’ai partagé à l’occasion des Rencontres de la vidéo mobile du 7 février 2019, un  bref panorama des usages du mobile dans le mouvement des gilets jaunes! A compléter avec cette autre analyse « Comment facebook est devenu la télévision des gilets jaunes ».

Bonne lecture à vous !

rencontres vidéos mobiles 2019 def

Entretien avec CultureRP sur la culture mobile, le picture marketing, les talents numériques etc

  Culture RP a réalise un entretien dans lequel je développe le rôle du mobile comme média de la voix intérieure et comme support de la créativité des écritures ordinaires contemporaines, la reconnaissance des talents numériques photos et vidéos sur YouTube et Instangram et les nouveaux acteurs de la consécration culturelle et leurs stratégies (picture marketing) puis de la nécessité de s’emparer du Big Data par des citoyens outillés d’objets connectés (les mobiles, les wearable devices, les capteurs…). Un grand merci à Marc Michiels  qui m’a invité à m’exprimer et à ses stimulantes questions. C’est à lire par ici . Bonne lecture !

 

 

 

 

Colloque international « Arts et Mobiles », 4 et 5 décembre 2014

 Arts et Mobiles

4 et 5 décembre 2014

INHA, Salle Vasari, Paris

Colloque international organisé par Laurence Allard, Roger Odin, Laurent Creton

Pour sa troisième saison, le groupe de recherche « Mobile et Création » de l’IRCAV aborde frontalement dans le cadre de ce colloque le rapport à l’Art des terminaux et services ayant des fonctionnalités mobiles (téléphones, smartphones, tablettes et autres phablets). En cette année de consécration d’un genre photographique propre au mobile, le « Selfie » (élu mot de l’année par l’Oxford Dictionnary), il semble opportun, après avoir documenté et mis en avant dans les colloques précédents la créativité des praticiens de mobiles dans les domaines de la vie ordinaire, de l’éducation ou de la médiation, de se pencher plus spécifiquement sur les mondes de la création et de l’art.

Cinéma, vidéo, publicité, musique, beaux-arts, littérature, spectacle vivant, nouvelles créations algorithmiques ou jeux transmédia : tous les champs des arts et des industries créatives peuvent être interrogés suivant une double question-programme : qu’est-ce les mobiles font aux arts et à l’Art ? et qu’est-ce que l’Art et les arts font aux mobiles ?

Les artistes sont des usagers des mobiles et nous souhaitons interroger leurs relations à ces outils dans leurs pratiques de création ainsi que les modalités selon lesquelles s’ouvrent le champ des disciplines artistiques dans le détournement créatif des terminaux, des services et des fonctionnalités mobiles.

Quels espaces et quels contextes de réception pour ces productions mobiles ? Qu’est ce que cela change quand la réception se fait elle-même mobile ? Quelles interactions avec les acteurs économiques du secteur des télécoms ? Quelles redéfinitions de la pratique artistique et de l’Art en général sont induites par ces outils et ces pratiques ?

JEUDI 04 DÉCEMBRE 2014

9h00 : Accueil des participants

9h30 : Ouverture du Colloque et Introduction générale par les organisateurs : Laurent Creton, Laurence Allard, Roger Odin

10h-10h45 : Conférence inaugurale de Larissa Hjorth,  (RMIT University Melbourne, Australia) :

« Mobile Media Art- Micronarratives » 

11h-13h : Session « Comment peut-on parler d’un art photographique mobile ? »

Sébastien Appiotti (Photophores, France)

Eloise Capet  (MOBAG, France)

Sven Buridans (Mouvement Art Mobile, Québec)

Gaby David (EHESS)

Pauline Escande-Gauquié (Paris V-Celsa)

Pause déjeuner

14h00-14h45 : Conférence de Alain Fleisher (Directeur du Fresnoy) : « Objets filmeurs, sujets filmés »

15h00-17h30 : Session « Les arts mobilisés »

Sébastien Pluot (ESBA, Angers)

Jean-Louis Boissier (Paris 8)

Dominique Cunin (ENSADLab)

Françoise Paquienséguy (Elico, Sciences-Po Lyon)

Sylvie Bosser (Paris 8-CEMTI)

Jean-Claude Taki (artiste)

Augusto Sainati (Università degli Studi Suor Orsola Benincasa, Napoli)

Cocktail, salle Aby Warburg, 18h

 

VENDREDI 05 DÉCEMBRE 2014

 

9h30-10h00 : Conférence de Jean-Paul Simon (IPTS/JPS Public Policy Consulting) : « Les enjeux économiques du mobile en regard de ses usages créatifs »

10h45-13h : Session « Applications mobiles transmedia (ARG etc.) »

Mélanie Bourdaa (Bordeaux 3, MICA)

Pierre Cattan (CinémaCity)

Olivier Mauco (Paris 1)

Marie Pruvost-Delaspre (Paris 3)

Kristian Feigelson (Université Paris 3-IRCAV)

Viva Paci (Université du Québec, Montréal)

 

Pause déjeuner

14h-16h15 : Session « Vidéo-drones (drone, GoPro, Vine, Google Glass) »

Benoit Labourdette (Quidam Prod)

Jacques Perconte  (artiste)

Barbara Laborde (Paris 3-IRCAV)

Kanerva Cederström (cinéaste)

Geoffrey Delcroix (CNIL)

16h30  Conférence de clôture de Dominique Chateau (Université Paris I) : “Nouvelles formes et instauration artistique”

 Curation d’art photographique mobile durant le colloque par Sébastien Appiotti (Photophores, France) et Laurence Allard (IRCAV-Paris 3) à voir en ligne  ici

 

Comité scientifique

– Laurence Allard, maître de conférences, Université Lille 3 / IRCAV-Paris 3

– Fransceco Cassetti, professeur à Yale University

– Laurent Creton, professeur, IRCAV, Université Paris 3

– Pierre Mœglin, professeur, Labsic, Université Paris 13

– Roger Odin, professeur émérite, IRCAV, Université Paris 3

– Bruno Péquignot, professeur, CERLIS, Université Paris 3

– William Urrichio, professeur au MIT (fondateur Open Documentary Lab et the MIT Game Lab)

 

 

Le nouveau monde connecté ou la « biosocialité connectée », du mobile à l’internet des objets

Extraits du dossier « Culture Mobile » de mai 2013  consacré à mes travaux

« L’histoire du téléphone mobile depuis bientôt vingt ans a inauguré un autre type de rapport aux nouvelles technologies : non plus «compétitif» mais «symétrique» et «réversible». La révolution du mobile a donné du pouvoir à ceux qui jusqu’ici n’en avaient pas. Or, avec la métaphore de l’homme augmenté, notre nouveau monde connecté semble parfois nous engager dans une voie marquée une fois encore par une logique de domination. C’est notamment pour répondre à cette tendance que Laurence Allard a mis au point le concept de «biosocialité connectée». »
La suite par ici :

http://www.culturemobile.net/visions/laurence-allard-nouveau-monde-connecte

 

L’entretien complet « Le nouveau monde connecté ou la « biosocialité connectée », du mobile à l’internet des objets » par Laurence Allard

 

Pour un Internet des Objets citoyen : vers une intelligence collective environnementale

Par Laurence Allard et Olivier Blondeau de Labo Citoyen, porteur du projet « Citoyens Capteurs »

Du consommateur capté au citoyen capteur.

Face à l’inflation du discours autour des Big Data d’une part et d’autre part, le développement de l’Internet des Objets, qui s’exprime notamment dans les promesses des Smart Cities ou des Smart Grids, le citoyen a de plus en plus conscience d’être confronté à un monde de données et d’algorithmes dans son activité ordinaire en ligne. Le développement des capteurs, des puces et autres choses connectés accroit le volume de ces données et ouvre le marché des services de traitement à valeur ajoutée de ces Big Data, censés améliorer la gestion des flux (flux de communication, de trafic, de circulation de l’énergie). Il n’en reste pas moins que la captation passive des données par différents dispositifs dont serait porteur des « objets »  pourrait dessaisir le citoyen de ses capacités de réflexion et d’action sociales, politiques ou environnementales.

Lire la suite sur le site du projet Labo Citoyen/Citoyens Capteurs

Le mobile d’ici 5-10 ans

Le Mercredi 13 mars à 19h30 à La Cantine, Silicon Sentier et Satellinet organisaient une table-ronde sur les futurs usages du mobile.

Le Mobile d’après : prospective à 5 ou 10 ans
Evénement propulsé par le Mobile Monday Paris

Après le téléphone fixe, le téléphone mobile et le smartphone, quel est l’avenir du téléphone mobile ? Quels formats auront les téléphones dans les 5 à 10 ans ? Et pour quelles utilisations ?
Quels sont les projets des constructeurs en matière de formats, d’usages en matière de m-santé, m-éducation, m-paiement ou encore m-loisirs ?

En voici un intéressant compte rendu par Cyceron du blog Mediaculture.

Bonne lecture à vous!